Révision du SRCE Ile-de-France, rôle des forêts, des cœurs d'îlot, du classement du pavillonnaire en zone N, dans la préservation de la biodiversité.


Troisième campagne de participation citoyenne - Cour des Comptes
Contribution du 4 octobre 2024

1- Les forêts sont soumises à une forme de dépérissement

avec le réchauffement climatique, les maladies qui en résultent, l'exploitation qui en est faite pour la production du bois.
  • Le SRCE doit protéger ces forêts pour maintenir les services écosystémiques et la biodiversité qu'elles offrent.

2- Les zones de contacts de l'écosystème forestier

avec les écosystèmes agricole, urbain, aquatique sont particulièrement riches en biodiversité.
  • Il convient que ces zones appelées "écotone" soient identifiées, protégées, éventuellement développées dans les dispositions du SRCE.

3- La richesse de ce contact des forêts avec les zones urbaines peut être prolongée par la préservation des cœurs d'îlot

Ceci allant dans le sens du propos de Mme V.Pécresse, Présidente de la région Île-de-France (cf rapport N° CR 2023-005 intitulé Révision du Schéma Régional de Cohérence Écologique d'Île-de-France) :
  • «Si les réservoirs de biodiversité et les corridors écologiques sont essentiels, tout espace vert, en milieu rural comme en milieu urbain, mérite d’être protégé ou restauré.»
  • Cf aussi la mention dans le même rapport : «intégration de nouvelles données et études».

Pour ce qui est des espaces verts en milieu urbain, le paragraphe ci-dessus se rapporte tout particulièrement aux cœurs d'îlot qui intègre un pourcentage significatif de pleine terre et de végétalisation ; et concerne 8% de la surface régionale (source Note rapide N°797 IAU 2019).
Ces cœurs d'îlot contribuent à la circulation de la faune et de la flore, à la restauration des continuités écologiques et à la mosaïque des espaces naturels en Île-de-France. Ils permettent une meilleure adaptation au changement climatique.

Cela implique une vision des territoires qui certes relie les potentiels de biodiversité existants mais devrait aussi ménager ce qui reste et à ce titre protéger ces cœurs d'îlot, contribuant aussi à mobiliser les habitants de ces lieux autour de la biodiversité en y associant les pratiques ad hoc.

Cette orientation est confirmée par l'analyse de l'APUR sur pavillonnaire-grand-paris le tissu pavillonnaire du Grand Paris : «Face aux changements climatiques, les tissus pavillonnaires, caractérisés par la présence de sols sont plus perméables et moins minéraux que ceux des autres tissus métropolitains, peuvent jouer un rôle spécifique dans l’adaptation du Grand Paris aux épisodes caniculaires, aux pluies plus fortes et aux sécheresses plus longues et à la disparition de la biodiversité.»

L'Institut Paris Région dans son étude - Sorts et ressorts de l'habitat individuel en Île-de-France, en précise les ordres de grandeur : «Avec 1,5 million de maisons individuelles, le parc d’habitat individuel francilien loge aujourd’hui un peu plus d’un quart des ménages de la région.»

4- Relier le SRCE aux autres thématiques du territoire

C'est une des orientations suggérées dans le bilan SRCE : «Relier le SRCE aux autres thématiques du territoire (environnement, paysage, social, santé, alimentation, agriculture et économie) pour des projets fédérateurs avec des objectifs communs et partagés ; communiquer sur les multi-thématiques couvertes par la TVB et plus généralement la biodiversité comme partie intégrante dans un projet. »
  • Dans le respect de la hiérarchie des normes avec le passage d'une obligation de prise en compte à une obligation de compatibilité vis à vis du SRCE, de telles protection des cœurs d'îlot contribueraient à des visions enrichies de l'urbanisme partant du végétal et de la pleine terre.
  • Pour avoir tous les services rendus par les milieux naturels il est possible d'indiquer dans un document d'urbanisme :
    • Une zone UP pour le pavillonnaire
    • La protection ou / et la mise en place de cœurs d'îlots au titre de l'article L. 151-23 du code de l'urbanisme (cf ci-dessous Marnes-Est-et-Bois).

5- Prendre appui sur les bonnes pratiques du local

  • Le SCoT de la Métropole de Paris mentionne sur la carte des trames verte et bleu, la présence de "Jardins du Pavillonnaire" à la fois dans la légende et sur la carte avec des localisations précises.
image MarnesCartoTVBBD.jpg (0.6MB)

image CARTE_ZONAGE__PLUI_MARNE_EST_ET_BOISBD.jpg (0.4MB)

6- Le SRCE en intégrant ces dispositions liées au vivant

contribue aux bonnes pratiques et à la prise de conscience par les habitants et les usagers de l’importance de ces thématiques.

Jacques CHATIGNOUX - Association Marnes Environnement et Patrimoine
Christian COLLIN - France Nature Environnement 94

contact@marnes-environnement-patrimoine.fr

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